Dussey « L’Afrique a besoin de deux postes de représentants permanents au conseil de sécurité avec véto »

Dussey « L’Afrique a besoin de deux postes de représentants permanents au conseil de sécurité avec véto »

Désormais c’est clair, l’Afrique réclame sur les 15 membres dont 5 permanents du conseil de sécurité de l’ONU deux postes permanents avec droit de Véto en plus des deux autres postes non permanents.

 

C’est ce qu’a soutenu mercredi 10 juillet 2019 à Addis Abéba, Prof Robert Dussey, ministre des Affaires Etrangères de l’Intégration Africaine et des togolais de l’Extérieur lors de son intervention au podium d’une conférence internationale organisée par ChathamHouse consacrée à l’avenir de l’Afrique dans un contexte mondial en mutation.

 

Le Chatham House est un Institut royal britannique de politique étrangère. La conférence en cours à Addis, tient sur deux jours et Robert Dussey intervenait dans la matinée de ce premier jour à l’hôtel Hilton. Au-delà de tout autre sujet évoqué en lien avec le développement du continent africain, la ZLECA notamment, il a insisté sur la représentativité de l’Afrique au sein du conseil de sécurité des nations unies.

 

La vidéo de son intervention tweetée en fin de journée ce mercredi sur son compte officiel a été associée au compte personnel d’Antonio Gutteres, le SG de l’ONU.

Abonnez vous à la newsletter

[contact-form-7 id= »4081″ html_class= »cf7_custom_style_2″]

Les membres qui ont à ce jour le statut de membres permanents avec droits de Véto sont la Chine, les USA, la Russie, la France et la Grande Bretagne. A ces cinq, s’ajoutent 10 autres membres élus par l’Assemblée générale pour un mandat de deux ans. Ceux dont les mandats courent actuellement sont : la Belgique, l’Allemagne, l’Indonésie, le Koweit, le Pérou, la Pologne, la République Dominicaine, l’Afrique du sud, la Guinée Equatoriale, et la Côte d’Ivoire.

 

L’Afrique est un grand continent de 54 pays, et avec toutes ces potentialités mais représentée seulement par quelques membres « non permanent ». Les 5 pays qui ont le droit de veto ne peuvent pas continuer de décider pour l’Afrique à chaque fois. Il faut que les représentants du continent aient aussi le pouvoir de décider. Le chef de la diplomatie togolaise a certainement envoyé là, un message fort qui se murmurait tout bas.

 

L’assistance lors de l’intervention de Prof Dussey

Prof Robert Dussey s’est étonné d’ailleurs de ce que l’Afrique ne soit pas en mesure d’avoir plus d’autorité au conseil de sécurité de l’ONU.

 

« L’Afrique a besoin d’avoir deux places au titre de membres permanents avec droits de véto » a t-il martelé, ajoutant que « l’Afrique doit travailler d’avantage, pour pousser le conseil de sécurité des nations unies, les 5 pays membres permanents qui ont le droit de veto à accepter finalement que l’Afrique a besoin de ces deux postes permanents ajoutés aux deux non permanents et faire des réformes nécessaires pour y arriver ».

 

En même temps que cette intervention du ministre des affaires étrangères du Togo sous forme de plaidoyer retentissait, Dussey a aussi répondu à ce qui fait la faiblesse du continent et qui doit être combattu dans e sens de la demande formulée : Problèmes de visions et de leadership. Deux problèmes qui restent un défis au sens des déclarations du togolais.

 

Ken LOGO

Chargement...