Togo: Agboyibo appelle Gnassingbé à faire surseoir le processus des élections locales enclenché

Togo: Agboyibo appelle Gnassingbé à faire surseoir le processus des élections locales enclenché

Me Yawovi Agboyibo a appelé Faure Gnassingbé, président du parti CAR, Comité d’Action pour le Renouveau, a appelé dans un communiqué en date 25 février 2019, ‘à faire surseoir processus des élections locales’ enclenché par Payadowa Boukpessi, son ministre de l’administration territoriale de la décentralisation et de collectivités locales.

Cet appel, l’ancien premier ministre sous Faure Gnassingbé entre 2006 et 2007? l’a lancé à la  suite d’une rencontre qu’une délégation de son parti a eu à la même date (25 février 2019) avec le ministre de l’administration territoriale, dans le cadre des préparatifs pour la tenue des élections locales au Togo avant fin 2019.

« Le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) lance un appel vibrant au Président de la République de bien vouloir, en tant que répondant de la  qualité de la Gouvernance électorale, politique et socio-économique du pays,  faire surseoir à l’enclenchement  de l’organisation des élections locales  jusqu’à ce qu’il soit procédé à la réalisation des réformes en attente et à la mise à jour du fichier électoral » écrit le bélier dans son communiqué.

Le Togo n’a pas organisé d’élections locales depuis les dernières qui ont eu lieu en 1987, il y a donc plus de 30 ans.

Le chef du gouvernement togolais, a annoncé des locales cette année lors de son passage devant les députés pour la déclaration de sa politique générale, et Payadowa Boukpessi a enclenché des consultations en attendant la mise en place d’une nouvelle CENI qui fixera la date selon un chronogramme bien établi.

Informé par le Ministre de l’Administration Territoriale donc à la rencontre du lundi dernier, Me Agboyibo dit avoir fait observer au Ministre de l’Administration Territoriale que « le CAR s’étonne que le Gouvernement enclenche le processus de l’organisation des élections locales avant que ne soient mises en œuvre les réformes  constitutionnelles, institutionnelles  et électorales prescrites par l’Accord Politique Global (APG) du 20 août 2006 et la feuille de route de la CEDEAO du 31 juillet 2018, en vue de sortir le pays de la crise politique et socio-économique qu’il traverse depuis des années ».

« La délégation  a ensuite rappelé au Ministre que conformément aux prescriptions de l’APG  et au regard des déclarations des acteurs politiques tant du parti  au pouvoir que de l’opposition, un consensus national est établi sur la nécessité et la manière de procéder aux réformes en question. Contre toute attente, ce consensus national n’a pu se concrétiser lors des discussions que les protagonistes de la crise ont eues sous l’égide de la CEDEAO avant les élections législatives controversées du 20 décembre 2018 » poursuit Agboyibo dans son communiqué.

C’est donc se fondant sur les propos de Komi Sélom Klassou le 25 janvier dernier, rassurant devant les élus du peuple à l’Assemblée Nationale lors de sa déclaration de politique générale « qu’il mettra tout en œuvre pour une adoption rapide des réformes politiques » que le président du Comité d’Action pour le Renouveau veut croire que « le consensus sur la nécessité de procéder aux réformes demeure acquis », et qu’il est par ailleurs entendu qu’aucun des deux bords politiques n’a envie de relancer une polémique sans intérêt sur la responsabilité du retard de la mise en œuvre des réformes en suspens.

Ken LOGO

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