Togo: Boukpessi interdit la manifestation contre « les braquages »

Togo: Boukpessi interdit la manifestation contre « les braquages »

Payadowa Boukpessi a interdit mercredi la manifestation annoncée pour ce jeudi devant le ministère de la sécurité et de la protection civile par le mouvement martin Luther King, la voix des sans voix pour dénoncer des braquages à répétions dans le pays.

 

En appelant à manifester devant le ministère de la sécurité du Togo, le mouvement Martin Luther King, la voix des sans voix entendait mobiliser les togolais pour « mettre une pression sur le gouvernement en vue de garantir la sécurité des citoyens ».

 

Les braquages au Togo, c’est en moyenne 6 à 8 par mois sur les six derniers mois. L’état a faillit et le peuple ne peut plus rester silencieux devant le pire selon Pasteur Edoh Komi, président de ce mouvement des droits de l’homme. Voilà pourquoi il a appelé les togolais à se joindre massivement à eux pour une manifestation devant le ministère de la sécurité le 25 Juillet prochain au matin.

 

Mais cette manifestation pour laquelle il a travaillé depuis deux semaines avec un maximum de campagne de communication sur les médias, n’aura pas lieu.

 

« Je porte à votre connaissance que le ministère de la sécurité ne peut pas accueillir une manifestation qui gênerait le fonctionnement normal de ce département et empêcherait ainsi les usagers de ce ministères d’accéder librement à ses différents services » s’est justifié Boukpessi dans une correspondance envoyée au président du MMLK, la voix des sans voix et dont copie circule sur les réseaux sociaux.

 

« En conséquence, votre manifestation ne peut être acceptée » a indiqué comme décision Payadowa Boukpessi dans sa correspondance.

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Réaction du MMLK

 

Peu avant la tombée de la nuit ce mercredi, le mouvement a regretté dans un communiqué une interdiction non motivée et une atteinte à la loi relative aux conditions  d’exercice  des manifestations et des réunions sur les voies publiques.

 

« La loi du 16 mai 2011dite « LOI BODJONA  » relative aux conditions  d’exercice  des manifestations et des réunions sur les voies publiques, a du plomb dans l’aile. Pour cause, sa violation systématique par les dirigeants et le refus de ces derniers de  s’y conformer » a écrit Pasteur Edoh Komi.

 

Il rappelle que la liste des manifestations interdites non motivées  s’allonge tristement et celle du Mouvement Martin Luther King  prévue pour le 25 juillet 2019 contre les braquages en est une.

 

Edoh dénonce une décision arbitraire du ministre en charge de l’administration territoriale du Togo qui se plait dans « le non respect des dispositions légales qui régissent les manifestations au Togo ».

 

« Alors que l’autorité dispose d’un délai de  72 heures avant le jour de la manifestation ou de la réunion pour l’interdire ou l’accepter avec des motifs convaincants et raisonnables, il est souvent constaté que les autorités Togolaises attendent la veille pour notifier surtout leur refus bafouant ainsi les règles démocratiques  comme il en est ainsi pour la présente MANIFESTATION du Mouvement Martin Luther King » relève pasteur Edoh Komi consterné et indigné.

 

Il a lancé un appel aux autorités Togolaises à s’ouvrir aux fondamentaux de la démocratie et de l’état de droit.

 

« La démocratie et l’état de droit ne sauraient  être construits sans une véritable liberté de réunions et de manifestations. Sans cela, tout est saupoudrage et tétraplégie démocratique et le Togo excelle  dans cette posture » a-t-il conclu.

 

Ken LOGO

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