Togo : Faure Gnassingbé accorde une grâce présidentielle à 454 détenus de droits communs

Togo : Faure Gnassingbé accorde une grâce présidentielle à 454 détenus de droits communs

Le Président de la République togolaise Faure Gnassingbé a accordé ce mardi une grâce présidentielle à 454 détenus ayant purgé une partie de leur peine et qui en ont fait la demande.

C’est selon un communiqué de la présidence de la république diffusé au journal télévisé de 13h30 sur les antennes de la télévision nationale.

Ceux sont en tout 177 détenus de la Prison civile de Lomé, 58 de la Prison civile de Kpalimé, 35 dans le Centre de détention de  Sokodé tout comme à Atakpamé, 39 à Aného, 26  à la Prison civile de Dapaong, 20 à Tsevié , 15 à  Bassar, 13 respectivement des prisons de Kara et de  Notsè, 09 à Mango 8 à Vogan et 6 à Kanté.

C’est dire en sommes que cette décision du chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé au début de cette nouvelle année 2019, a touché « toutes les prisons du pays » et permettra  « de renforcer les mesures de confiance et d’apaisement entre les Togolais » affirme le communiqué de la présidence de la république togolaise qui fait référence à un decret No 2019 – 001/PR en date du 03 Janvier 2019 portant grâce présidentielle.

Il s’agit d’une remise de la peine restant à courir accordée à plusieurs condamnés sur l’ensemble du territoire national.

« L’acte est posé par le président Faure Gnassingbé est conforme à ses prérogatives constitutionnelles contenues notamment dans l’article 73 de la constitution de la 4ème République » se défend le communiqué.

 L’article 73 de la constitution togolaise de la 4ème République  qui dispose : « Le Président de la République exerce le droit de grâce après avis du Conseil Supérieur de la Magistrature »

La coalition des 14 partis de l’opposition qui réclamait jusque là encore la libération d’une cinquantaine de détenus arrêtés dans le cadre de la riposte de ses manifestations, n’a pas encore réagit à l’acte posé par Faure Gnassingbé.

Mais on peut reconnaître à l’écoute de la lecture du décret portant grâce présidentielle ce mardi en début ‘après midi sur la télévision togolaise, citant ville par ville les noms des détenus graciés, on peut se rendre compte à suffisance que les noms cités le plus souvent ces derniers temps dans les manifestations de la C14 n’y figurent pas.

On peut rappeler entre autres l’activiste Folly Satchivi, président du mouvement « En Aucun Cas » qui s’est opposé jusqu’à son arrestation il y a quelques mois à toutes réformes devant permettre à Faure Gnassingbé de briguer un mandat de plus. Johnson Assiba, président du Reseau des Jeunes Africains pour le Développement et la Démocratie (Rejadd) arrêté pour avoir dressé un rapport contesté par le gouvernement togolais sur la situation des droits de l’homme à Sokodé, Mago et Bafilo au début de la crise politique togolaise, et deux jeunes de l’Association Nbuké aussi engagée aux côtés de la C14 lorsqu’elle réclamait le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir.

Ken LOGO

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