Togo – Marche silencieuse à Lomé le 1er Juin

Togo – Marche silencieuse à Lomé le 1er Juin

Les organisations de la société civile togolaise projettent d’organiser une marche pacifique à Lomé le samedi 1er Juin, dans Lomé et ses environs pour exprimer leur mécontentement face aux entraves à la l’exercice de la liberté de manifestation au Togo.

 

Ils ont le soutien de plusieurs organisations de la société civile et des partis politiques pour cette expression silencieuse de leur ras le bol.

 

Ils comptent dénoncer l’interdiction systématique des manifestations publiques et réclamer à nouveau cet espace de liberté

 

« Lorsque des citoyens togolais se rassemblent pour manifester pacifiquement dans les artères d’une ville, ils ne font que ce qui correspond à leur statut d’êtres humains qui ont des droits, c’est bien ce que leur reconnait l’article 30 de la constitution togolaise qui stipule que « l’état reconnait et garantit dans les conditions fixées par la loi, l’exercice des libertés d’association, de réunion et de manifestation pacifique et sans instrument de violence » rappelle la déclaration liminaire de la conférence de presse conjointement animée mardi soir à Lomé par l’ensemble des acteurs.

 

Lorsque la Ligue des Consommateurs togolais avait voulu organiser une marche pacifique suite à la hausse des prix du carburant, intervenue le 19 mars dernier, Payadowa Boukpessi, le ministre de l’administration territoriale a opposé son refus.

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Le 13 Avril suivant, c’était le tour du Parti National Panafricain de Tikpi Salifou Atchadam d’appeler les citoyens à manifester selon un itinéraire qu’il a choisi, mais ils ont été durement réprimés par les forces de l’ordre et de sécurité. L’administration territoriale ayant changé cet itinéraire et leur avait demandé de s’y conformer.

 

Espérance pour le Togo dénonce des manœuvres destinées à empêcher les manifestations en mettant devant un changement d’itinéraire.

 

Sur tous les plans, l’état n’a pas joué son rôle de protection des droits humains qui lui assigne la constitution en son article 10 : « Tout être humain porte en lui des droits inaliénables et imprescriptibles. La sauvegarde de ces droits est a finalité de toute communauté humaine. L’état a l’obligation de les respecter, de les garantir et de les protéger ».

 

Espérance pour le Togo, pour confirmer sa conviction que l’état cherche à réduire ou à retirer l’espace de manifestation qui existe au Togo, rappelle « l’arrestation en 2017 des militants du mouvement en aucun cas, alors que les jeunes voulaient simplement tenir une conférence de presse », « l’interdiction en décembre 2018 d’un rassemblement des forces vives pour une simple prière pour la nation », et « l’interdiction quelques jours plus tard d’une conférence de presse (24 décembre) projetée par elle-même dans un établissement privé ».

 

Tout ça désormais, ne passera plus.

 

« Quand on tente de bâillonner le peuple togolais, on tente de le priver de toute parole » dit Père Pierre Marie Chanel Affognon appelant tous à participer à cette marche d’éveil citoyen.

 

Ken LOGO

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