Togo/Présidentielle 2020 : « L’ONU doit prendre la commande » selon la C14

Togo/Présidentielle 2020 : « L’ONU doit prendre la commande » selon la C14

La coalition de l’opposition togolaise extraparlementaire dénommée la C14, a lancé jeudi à Lomé lors d’une conférence de presse, ‘les Nations unies à prendre la commande de l’organisation entière de la présidentielle de 2020 en y assurant la supervision générale et la certification des résultats avant publication’.

 

La conférence a été présidée par Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, la coordinatrice de la C14 entourée de Me Paul Dodji Apévon du FDR, de M. Targone Sambiri, président du parti DSA et du nouveau maire du golfe 3, Dr James Amaglo.

 

« La C14, propose que dans un soucis de transparence absolue, l’ensemble du processus d’organisation de la prochaine élection présidentielle soit placé sous la supervision d’une structure neutre  des nations, qui aura, en plus de sa mission de supervision, celle de procéder à l’audit du processus et plus particulièrement du fichier électoral et de l’indépendance de la CENI » a indiqué Brigitte Kafui Adjamagbo dans une liminaire lue en début de la rencontre avec a presse.

 

La C14 fait cette proposition parce qu’elle soutient que depuis 2005 avec Faure Gnassingbé, comme au temps de Général Gnassingbé Eyadema, « l’opposition a toujours gagné les élections, mais les résultats sont mis en faveur de la famille Gnassingbé au pouvoir depuis 52 ans maintenant ». 

 

Les Nations unies devraient aider à changer la donne, selon ce regroupement de l’opposition extraparlementaire togolaise.

 

La C14 souhaite aussi que la même structure procède à la certification des résultats avant leur publication. Parce qu’a soutenu Mme Adjamagbo-Johnson, « on ne saurait transiger sur la nécessité pour les prochaines élections présidentielles de se dérouler selon les standards auxquels le Togo a adhéré ».

 

Pour cette Coalition, ‘ l’élection présidentielle de 2020 ne doit être organisée que dans des conditions de transparence et d’équité pour donner la chance aux togolais de se prononcer vraiment sur le choix du prochain dirigeant du pays et le projet de société qui correspond le mieux à ses aspirations’.

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Faure Gnassingbé, l’actuel chef de l’état togolais, au pouvoir depuis 2005, n’est pas encore candidat pour 2020. Mais il a toutes les chances, aux vues des récentes réformes de la constitution togolaise, de briguer un 4e mandat de 5 ans. La C14 s’y oppose et l’appelle à ‘y renoncer de lui-même pour donner une chance au Togo de connaitre l’alternance et se lancer sur la voie de la démocratie’.

 

« Si Faure Gnassingbé prend cette décision, nous le féliciterons et l’applaudirons. Parce qu’il aura réglé de moitié le problème togolais et permis que quelqu’un d’autre, notamment, du rang de ceux qui n’ont jamais exercé le pouvoir d’état, de prendre le pouvoir et ‘exercer » a soutenu Me Paul Dodji Apevon, un autre chef de parti membre de la C14 lors de la conférence de presse jeudi matin

 

Brigitte Kafui Adjamagbo, la coordinatrice de la C14 soutiendra par ailleurs qu’en prenant cette décision de renoncer de lui-même à être candidat à la présidentielle de 2020, « Faure Gnassingbé aura créé les conditions réelles pour une réconciliation des togolais au lendemain des élections aux résultats acceptés par tous, et lui-même rentrerait dans l’histoire comme celui qui a donné une chance à la démocratie de s’installer au Togo ».

 

Le Togo est constitutionnellement à 6 mois du renouvellement du mandat présidentiel. Deux candidats notamment Gerry Taama, député et président du parti Nouvel Engagement Togolais et M. Gamesu Kpodar, un ancien du Fond Monétaire International, se sont déjà déclarés ‘Candidats’.

 

Jean Pierre Fabre, l’ex chef de fil de l’opposition togolaise sera sans doute désigné aussi candidat au terme du congrès des 18 et 19 Octobre prochain à Lomé. La C14 elle-même affirme que le candidat unique qu’elle souhaite de tous ses vœux sera rendue public dans les semaines à venir.

 

Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson a encore appelé l’ensemble de l’opposition, notamment, les candidats qui s’annoncent déjà à « taire leur égoïsme » pour accepter soutenir un seul candidat face au candidat éventuel du parti au pouvoir »

 

« Il en va tous de notre volonté de provoquer l’alternance une fois pour de bon » a conclu Adjamagbo-Johnson

 

Ken LOGO

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