Togo: Vers une loi d’orientation agricole inclusive

Togo: Vers une loi d’orientation agricole inclusive

Le gouvernement togolais se prépare à doter le pays d’une loi d’orientation agricole. Alors que cette loi est encore à l’étape de projet, les acteurs du monde agricole veulent se donner toutes les chances d’avoir un contenu qui corresponde réellement à leurs préoccupations.

 

Mercredi à Lomé, à l’initiative d’Inades Formation, ils sont entamé une profonde réflexion sur le projet de loi d’orientation agricole pour construire des propositions constructives à introduire au gouvernement pour être prises en compte.

 

Inades a en effet regroupé une vingtaine d’acteurs et pas des moindres, tous des représentants du monde agricole  togolais, autour du thème : « Quelle loi d’orientation agricole pour promouvoir l’agriculture familiale au Togo ».

 

« L’objectif pour nous est de disposer au terme de cet atelier d’une note de contribution, et c  omme son nom le dit,  qui contribuera au niveau étatique, à disposer d’une loi agricole inclusive, qui prenne en compte véritablement cette agriculture que nous voulons compétitive, rentable et axée sur les attentes de la société togolaise » a expliqué à l’occasion Séna Kwaku Adessou, directeur exécutif d’Inades Formation et point focal de la plate forme régionale des acteurs agricoles de la région maritime.

 

Et déjà, avant même la fin des débats en atelier, on en sait déjà un peu plus sur quelques éléments de préoccupations du monde agricole togolais basés sur les partages d’expériences faits au Mali, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso et ailleurs.

 

Les attentes du monde agricole

Le premier souhait du monde agricole c’est de retrouver dans cette loi d’orientation agricole à venir, les fondamentaux sur lesquels peuvent se baser la promotion d’une agriculture familiale.

 

« Parce que cela constitue le socle de l’agriculture dans notre pays et dans le monde entier. C’est l’agriculture familiale qui nourrit plus et fournie des emplois de qualité » a expliqué M. Adessou de Inades

 

Les producteurs agricoles togolais souhaitent aussi voir dans la loi en devenir, les orientations qui permettent la professionnalisation du métier de l’agriculture. De sorte pour renforcer la sécurité et la souveraineté alimentaire

 

« Parce que cela permettra au monde agricole, en produisant ce qu’il mange, d’avoir des financements conséquents pour développer son exploitation comme bon lui semblera » a soutenu Adessou.

 

Ce n’est pas tout, l’exploitant agricole voire même l’exploitation, doit avoir un statut clairement défini.

 

« Il faut qu’on trouve dans ce projet de loi, de éléments qui confirment et qui reconnaissent vraiment le métier agricole » a affirmé par ailleurs Séna Kwaku Adessou, directeur exécutif d’Inades Formation et point focal de la plate forme régionale des acteurs agricoles de la région maritime, avant d’ajouter que ces éléments cités, ne sont qu’indicatifs.

 

Mme Collecte Nagbergou, membre du conseil d’administration de la coordination togolaise des organisations paysannes et de producteurs agricoles, a soutenu de son côté face caméra, qu’elle souhaite voir dans la loi en attente une clarification sur la question du foncier.

 

« Parce que le foncier est aujourd’hui le premier moyen de production agricole. Et au niveau des jeunes et des femmes, c’est difficile d’avoir des moyens d’accès à la terre. Généralement elle n’appartient qu’aux hommes. Nous attendons que la question de la gestion du foncier et l’accaparement des terres puissent être réglée »  a-t-elle souhaité entre autres.

 

L’atelier dur deux jours et prend fin ce jeudi en début d’après midi.

 

Ken LOGO

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