Afrique/Chronique de Kodjo Epou : Quand Ouattara Rime avec « Imposture et Indignité »

Afrique/Chronique de Kodjo Epou : Quand Ouattara Rime avec « Imposture et Indignité »

L’erreur est humaine. Le journaliste, qui n’est pas un génie infaillible, peut en commettre. Il peut lui arriver, en situation, de rater les inévidences, de tomber dans un enthousiasme béat au lieu de le tempérer pour rapporter que les choses ne sont pas ce qu’il voit et entend. Lorsque l’erreur est commise, il faut, peu importe la durée, la rectifier, s’en excuser et amener le lecteur à se refaire une opinion, la vraie, sur les faits.

 

Sur les deux chapitres libyen et ivoirien, Chronique de Kodjo Epou, lourdement, avait alors manqué sa cible, pour prendre parti, par erreur, en faveur d’un faux César, d’un imposteur qui sera, dix ans plus tard, la honte de tout le continent noir.

 

Par Kodjo Epou

Ils sont énormes les risques que court le faiseur d’opinion à vouloir commenter les évènements, en temps réel, sans prendre assez de recul, sans suffisamment se donner le temps de lire toutes les contingences. C’est en cela qu’une plume, quelle que pointue ou impétueuse soit elle, peut se fausser, et tomber sous l’emprise des nombreux pièges que cachent, très souvent, les tourbillons de l’actualité. C’est ce qui était arrive. Il importe, lorsque le cas se présente, que celui qui s’est assigné pour mission d’analyser cette actualité revienne sur ses pas pour désavouer les discours trompeurs qui l’avaient emporté, ceux des manipulateurs qui l’ont induit en erreur. Dans les cas de la Côte d’Ivoire et de la Libye, en 2011, c’est le plus retors et le plus corrompu des Français, Nicolas Sarkozy qui avait mené le monde entier en bateau, à commencer par l’homme le plus puissant d’alors, Barack Obama. Le vile rapace hongrois, Sarkozy, n’avait pas lesiné sur les moyens pour destituer Laurent Gbagbo et faire assassiner le guide Libyen Mouammar El Kadhafi.

 

Le reporter se doit de confesser son faux jugement. Se dérober de cette tâche qui alourdit sa conscience. C’est le lieu de dire – mieux vaut tard que jamais – que « Chronique de Kodjo Epou », sur les deux dossiers, avait totalement failli et fait fausse route dans ses publications relatives à la chute des deux dignes fils du continent, Gbagbo et Kadhafi.

 

Le temps, l’autre nom de Dieu, a fait son travail. Il nous rapporte, ce temps souverain, que l’ancien Président ivoirien, avait été plutôt victime d’un complot international lâchement achevé le 11 Avril 2011, par le tonitruant hongrois Paul Stéphane Nicolas de Nagy Bocsa Sarkozy. Des mêmes révélations du temps, on décelé que le leader libyen a été emporté, non pas par une quelconque révolution orchestrée par son peuple, mais par les mains obscures de l’impérialisme Occidental dont les empreintes montrent clairement, des années plus tard, l’implication au premier degré de l’ancien président français, le même tombeur de Gbagbo. Ces deux évènements sont solidement liés et n’auraient pas du être dissociés des actes hégémonie mercantile et de voyoucratie qu’orchestre la France mesquine et pilleuse partout sur le continent africain.

 

Ces interventions étrangères, c’est le lieu de le dire, froissent l’orgueil et sont inacceptables pour tout Africain digne de ce nom. Dans le cas de la Cote d’Ivoire, que voyons-nous depuis 2011 si ce n’est qu’un grotesques tyran qui se comporte en monarque tout puissant et qui ne cherche qu’à protéger les intérêts de ses bienfaiteurs français sur le continent. A cause de ses liens trop etroits avec une France ruineuse pour l’Afrique, Alassane Ouattara, l’homme arrivé au pouvoir dans une fourgonnette francaise, représente un danger permanent. Si les Ivoiriens n’y prennent garde il ne leur faudra, pour changer de pouvoir à Abidjan, que la voie sanglante, très coûteuse et même suicidaire.

 

Aujourd’hui, la francophobie, sur le continent noir, n’a jamais été aussi forte. Et tous les chefs d’État qui ont du mal à cacher leur soutien inconditionnel aux intérêts français contre la volonté de leur peuple, l’un après l’autre, mordront leurs propres cendres. En bonne place dans la catégorie de cette race de chef de clan haïs et vomis, l’on peut citer Alassane Ouattara, plus un agent de Paris que le chef d’un État souverain. Ce président(?) ivoirien suscite répugnance et dégoût. Pour le peindre, l’ancien leader sud-africain, Tabo Mbeki n’avait d’ailleurs pas cru nécessaire de policer ses mots. A juste titre: « Alassane Ouattara est un homme qui n’a ni foi en l’honneur ni parole d’honneur. Je serai toujours surpris de la distance qu’il est prêt à parcourir dans le seul but de contenter ceux qu’il y a seulement 50 ans mettaient son peuple dans les chaînes de l’oppression. Je me sens un peu responsable de la situation ivoirienne dans la mesure où c’est moi qui ai persuadé le Président Gbagbo à permettre à Ouattara d’être candidat. Je n’ai pas assez de mots pour vous dire le dégoût que m’inspire cet homme ».

 

Ce monsieur (Alassane Ouattara) est des plus infidèles des chefs d’Etat que le continent ait connus. Un truand avéré, un intrus dangereux pour la Cote d’Ivoire et, au-delà, pour l’Afrique indépendante éprise de paix pour ses peuples, dans sa partie francophone en particulier. Pendant combien de temps encore le beau pays de Felix Houphouet-Boigny va-t-il se laisser gouverner par la peur et la violence introduites sur son sol par ce valet des intérêts mafieux français, un homme aux origines d’ailleurs douteuses? Rien n’est moins sur!

 

Il est évident, par contre, que le temps a fini par révéler un traître éhonté dans toutes ses dimensions de nuisance. Ouattara, désormais, pour la plupart des Africains, rime avec infamie et imposture; il est le prototype même d’Africain qui fournit des arguments aux détracteurs du continent et valide la façon dont nous sommes vus et juges au-delà de nos frontières: pour les autres, occidentaux comme asiatiques, l’Africain n’est pas un homme de parole; les serments, pour lui, n’étant que des mots, et les mots que du vent. La Côte d’Ivoire, seul pays d’Afrique dirigé par un couple d’etrangers, peut trouver mieux parmi ses fils et filles pour gérer autrement son destin.

 

Kodjo Epou
Washington DC
USA-

Source: Ici Lomé

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