La problématique des faux médicaments en Afrique en discussion à Lomé

La problématique des faux médicaments en Afrique en discussion à Lomé

Lomé accueille depuis ce samedi matin un sommet sur la lutte contre la production et la vente de faux médicaments qui devrait déboucher sur la signature sur une charte par les pays présents pour intensifier la lutte.

 

L’initiative portée Faure Gnassingbé avec l’appui de la fondation de Brazzaville, est soutenue par six autres pays : le Sénégal, le Congo, le Ghana, le Niger, l’Ouganda et le Mali, tous représenté à ce sommet de Lomé. Parmi eux, les chefs d’état Sénégalais Macky Sall et Ougandais Yoweri Mousséveni.

 

Le trafic des faux médicaments est un enjeux mondial mais surtout africain dans ce sens qu’il entraîne selon Dr Tédros Adhonon, dircteur général de l’OMS, venu à Lomé spécialement pour ce sommet, « la mort de près d’un million d’africain par an ». Dans ce lot, le directeur gébéral de l’organisation mondiale de la santé a affirmé « qu’il y a 122 milles enfants qui trouvent la mort chaque année ». Ce trafic concerne essentiellement, des antipaludéens, des antibiotiques, des analgésiques, voir des traitements anticancéreux et représente à ce jour  60 % des médicaments qui circulent sur le continent africain.

 

Mieux les pays engagés dans l’initiative de Lomé pour partir en guerre contre la production et la vente de faux médicament sur le continent, sont persuadés que ce fléau a une dimension sécuritaire, en ce sens qu’il permet de financer le terrorisme.

 

Voilà qui justifie l’urgence de l’initiative de Lomé qui voudrait mener tous les pays africains à s’engager dans une lutte sans pareille contre le fléau des faux médicaments et sauver des vies sur le continent.

 

« Aujourd’hui, nous allons engager nos pays respectifs dans une initiative sans précédente. Lancer une lutte résolue et efficace contre le trafic des médicaments falsifiés » a annoncé Faure Gnassingbé, le chef de l’état togolais, ouvrant les travaux.

 

« Aujourd’hui, nous commençons par signer une déclaration politique qui sera suivie dans quelques mois, de la signature d’un accord cadre et d’une feuille de route qui permettra la réalisation effective de cette initiative » a-t-il ajouté affirmant que c’est pour la première fois, que les autorités politiques africaines prennent le devant de la lutte contre ce fléau.

 

Gnassingbé a formulé le vœu que la fondation de Brazaville continue d’appuyer cette initiative et que l’Union et Africaine et tous ses pays, de même que les nations unies rejoignent cette initiative pour « l’en criminaliser et punir les acteurs de ce fléau ».

 

« Il y a eu trop d’impunité dans ce domaine et il faut que ça s’arrête » a appelé Le prince Mikael de Kent, un soutien à cette initiative invitant à un nouvelle législation rigoureuse qui prenne en compte la lutte contre la « corruption »

 

L’initiative de Lomé reçoit l’appui de l’OMS et de l’UNICEF et se présente comme la première phase d’une campagne d’information pour une mobilisation générale pour éradiquer pleinement le fléau.

 

Ken LOGO

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