« La psychose généralisée ne nous sera d’aucun secours face au COVID-19 » (Opinion de Psychologue)

« La psychose généralisée ne nous sera d’aucun secours face au COVID-19 » (Opinion de Psychologue)

La psychose généralisée ne nous sera d’aucun secours face au COVID-19. Par contre la modification nécessaire des comportements individuels et collectifs, oui.

Psychologie clinique et de la santé, contribution à la gestion des crises sanitaires.

La pandémie mondiale du corona virus est arrivée au Togo il y a quelques semaines. La contagion commence par se propager et les cas contact à isoler augmentent par ricochet. Comment éviter la propagation du virus ?

 

Bien évidemment en respectant scrupuleusement les dispositions que prennent les autorités sanitaires, gouvernementales, religieuses et autres de notre pays, en adoptant les gestes barrières mondialement connus.

 

Cependant étant dans une crise sanitaire, qui sera inexorablement économique par la suite, toute crise ou toute guerre comme l’ont déjà nommés certains hauts dirigeants du monde nécessite fondamentalement de la ressource psychologique. Lorsque la bataille psychologique est perdue on perd automatiquement la guerre. Or l’Afrique et le Togo notamment ne peuvent pas se permettre de perdre des batailles dans cette guerre comme l’Italie presque à terre et la la France se débattant pour ne pas tomber à genoux.

 

Nous risquons dans ce cas de ne même plus exister.
Celà justifie ces quelques lignes que je partage afin de vous décrire concrètement ce qui préside aux bonnes ressources mentales et aux attitudes adéquates vis à vis d’un fléau tel que celui que nous devons affronter.

 

 

La Solidarité

 

Elle sera moins physique car le virus que nous combattons est une grippe et il n y a pas meilleur que les contacts humains et animaux pour s’infecter. La solidarité dont il est question est une solidarité d’esprit et de pensée face à un adversaire commun qu’est le virus. Aucun gouvernement au monde n’aura la réponse parfaite sans faille. Mais sans une pleine collaboration de ses populations, l’hypothèse de la perte collective rôde. Ce n’est donc pas le lieu de perdre son temps à critiquer et à faire des débats.

 

On ne doit pas nous imposer cette attitude, nous devons l’intégrer nous mêmes et ce sera le salut pour tous. Nous pouvons faire des suggestions constructives aux différents mécanismes de rispote. Cependant l’esprit de critique nous affaibli y compris celui qui critisue car on en vient à oublier que c’est la somme des responsabilités individuelles dont découlera la responsabilité collective de gestion qui sera le fruit du résultat des gouvernements du monde sur la circonspection de la pandémie.

 

Panique Zéro

Nous rentrons dans le vif du sujet. Très au sérieux nous devons aborder la question, mais jamais céder à la panique.
Je m’explique: paniquer devant le fléau que nous affrontons c’est normal et nous n’y échaperons pas. Mais céder à la panique ne sera pas la réponse appropriée. On cède à la panique lorsque sous le coup des émotions on multiplie des attitudes contre productives sans le savoir. Pour aller plus loin avec un exemple, je me découvre en contact avec un cas, que ce dernier ait des symptômes grippaux ou soit un porteur sain, fuir et persister dans le déni n’empêchera pas ma contamination et heureusement tous ceux qui seront contaminés ne mourront pas. Au lieu donc de courir dans tous les sens et de gesticuler en partageant des sécrétions en suspension en l’air et contaminer les autres, il faut plutôt garder son calme à tous points de vue et se soigner comme le corps médical le recommandera.

 

Faire face

 

Le monde moderne aujourd’hui en médecine et en dehors connaît bien le poids des processus psychosomatiques et de ce fait en tant que psychologue je recommanderai l’état d’esprit optimiste à toutes les personnes qui seront infectés, au bout de la guérison ça comptera.

 

Dans la prévention comme au niveau de la prise en charge des cas, il faudrait que l’ensemble des médias disent

Mathieu AGADA Psychologue clinicien et de la santé à la clinique BIASA de Lome-TOGO.

davantage ce qu’il faut faire et ne pas faire, plus que le point sur l’évolution de la pandémie sur notre territoire qui est une nécessité qui viendra périodiquement. Psychologiquement affoler sans donner d’orientations est dévastateur pour l’esprit humain et engendre facilement le Chaos.

 

Bientôt la saison des pluies qui rime avec la saison des grippes classiques. De grâce ne nous cachons du dispositif sanitaire national de riposte en disant que pour moi ce n’est pas corona virus. D’ailleurs les plantes de nos milieux qui traitent la grippe, nos tisanes naturelles seront utiles pour éliminer les virus types grippe, peut être le COVID-19. Donc n’hésitons pas à faire de la prévention et du curatif avec, à l’entame des symptômes, informant systématiquement des membres du corps médical au téléphone directement ou par personnes interposées. La ruée vers les caches nez me revient à l’esprit. Soyons sérieux si les pays occidentaux en manquent nous devons être ingénieux et compter sur ce que notre environnement local peut nous apporter comme solution.

 

D’abord celui qui doit avoir un cache nez est un vecteur ou un vecteur potentiel du virus qui protège les autres et non qui se protège lui même. Si nous avons bien compris, cette quête du cache nez sera réduite et même si des vecteurs ou vecteurs potentiels viendraient à en manquer, n’importe quel habits, mouchoirs en tissus ou pagnes propres de nos soeurs et mamans, à laver ou à sécher au soleil après, est un cache nez très efficace. Que des personnes en milieux ruraux et vulnérables au plan économique évitent de demander qu’on leurs en apporte, avec des gels hydroalcooliques. Il sera trop tard. Il y a des savons dans nos milieux, des plantes aux propriétés antiseptiques qu’on peut associer à de l’eau pour l’hygiène des mains.

 

Comme j’ai pu le lire quelque part le virus ne circule pas, ce sont les humains et les animaux qui le font circuler. Si nous faisons en sorte de plus nous voir et que nous devons privilégier nos téléphones pour communiquer nous sauverons les meubles. Au cas où le déplacement est nécessaire respectons la distance de sécurité entre nous et les autres gestes barrières pour réduire les contaminations. Si on a des symptômes arrêtons de travailler et faisons nous prendre en charge.

 

Chers collègues psychologues cliniciens et de la santé la nation a besoin de nous, spécialistes du comportement humain et du bien être par excellence dans cette crise sanitaire mondiale. Les contaminés, leurs proches, le personnel soignant seront soumis à une forte anxiété, dépression et détresse psychologique, grands atouts du COVID-19.

 

A nos claviers et mettons nous à disposition au besoin même simplement avec nos téléphones, écoutons, rassurons, orientons et accompagnons. Celà soulagera le corps médical et les décideurs. Ainsi plus vite trouverons-nous solution adaptées à ce mal avec je le répète nos ressources internes d’abord.

 

Merci au Gouvernement pour les mesures courageuses. Aux réligieux sans oublier les couvants traditionnelles qui ne doivent pas oublié que certains aspects de leurs rites peuvent consolider la chaine transmission et prendre également des mesures.

 

Merci enfin à tous mes collègues de travail et personnels soignants du qui, sont et seront en première ligne de cette guère. Le Ciel nous bénisse et nous octroie la force mentale et les attitudes nécessaires à triompher de ce défit.

 

Mathieu AGADA
Psychologue clinicien et de la santé à la clinique BIASA de Lome-TOGO.

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