Togo : Croissance du PIB réel de 4,7% en 2021 à 5,8% en 2023 envisagée après le DOB

Sani Yaya

Togo : Croissance du PIB réel de 4,7% en 2021 à 5,8% en 2023 envisagée après le DOB

Au Togo, le gouvernement envisage une relance au plus vite de l’économie après les pressions et le coup durs lié à la pandémie au Covid 19, si l’on s’en tient au débat d’orientation budgétaire déroulé ce 20 Octobre 2020 à l’assemblée Nationale.

 

Le débat d’orientation budgétaire est en fait un exercice au cours duquel, le gouvernement présente au parlement, le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle, les grandes lignes des finances publiques, les grandes masses budgétaires et les risques sur une période donnée, et à sensibiliser les parlementaires sur les contraintes auxquelles la gestion des finances publiques sera confrontée.

 

Ce débat a été fait donc mardi à l’occasion de la 5e séance de la deuxième session ordinaire de l’année suite à la présentation par Sani Yaya, le ministre des finances et de l’économie du Togo du Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle 2021-2023.

 

Ce document approuvé par les députés à cette envisage une évolution de la production de la richesse interne au Togo (PIB) en 2021 sur un taux de croissance réel de 4,7%. Ce taux passerait à 5,8% en 2023 selon la perspective.

 

Le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle 2021-2023 envisage aussi une augmentation du taux d’inflation qui peut passer de 1,7% en 2021 à 2,0% en 2022 puis à 1,9% en 2023 pour respecter la norme de l’UEMOA.

 

S’agissant des perspectives des finances publiques, le document présenté à l’Assemblée indique que les recettes budgétaires sont projetées à 887,7 milliards de francs CFA pour l’année 2021. Elles seront de 903,5 milliards de francs CFA pour l’année 2022 avec une progression de 3,5% en moyenne l’année suivante.

 

Et puis les dépenses budgétaires pour l’année 2021 pourraient s’élever à 1117,7 milliards de francs CFA contre 1129,6 milliards de francs CFA en 2020. Elles sont projetées à 1084,3 milliards de francs CFA en 2022 et à 1061,2 milliards de francs CFA en 2023, soit une régression moyenne de 2,6% sur la période.

 

Dans le même temps, les ressources de trésorerie, peuvent passer de 657,2 milliards de francs CFA à 674,5 milliards de francs CFA entre 2020 et 2021, soit une augmentation de 2,6%. Elles sont projetées à 651,3 milliards de francs CFA et 618,7 milliards de francs CFA respectivement pour 2022 et 2023 soit une régression de 4,2%.   De même, les charges de trésorerie passeraient de 394,2 milliards de francs CFA en 2020 à 399,6 milliards de francs CFA en 2021 et de 454,8 à 461 milliards de francs CFA respectivement pour 2022 et 2023, soit une progression moyenne de 7,6% sur la période de projection.

 

Approuvé après les recommandations suivis des échanges, le ministre de l’économie Sani Yaya s’est réjoui de la réussite de cette étape du processus d’élaboration du budget.

 

Il a jugé les recommandations des députés, pertinents et promis de les prendre en considération lors de l’élaboration des différents budgets.

 

« Les observations et recommandations seront prises en compte dans le cadre de l’élaboration de ses politiques économiques et budgétaires. Il s’agit d’un exercice très important pour le gouvernement. Il s’est révélé très enrichissant. Nous allons essayer l’année prochaine, de vous transmettre beaucoup plus tôt le Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle avant la date limite qui est le 30 juin de sorte à nous permettre de nous enrichir de vos recommandations dans le cadre de l’élaboration des budgets » a déclaré Sani Yaya

 

Les travaux se sont déroulés sous la présidence de IBRAHIMA Mémounatou, 2ème vice-présidente de l’Assemblée nationale

 

Ken LOGO

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