Togo/Déclaration du Gouvernement:  » Il ne revient pas à la Coalition de désigner ni les représentants de l’opposition parlementaire ni ceux des partis politiques extraparlementaires ou de la société civile »

Togo/Déclaration du Gouvernement:  » Il ne revient pas à la Coalition de désigner ni les représentants de l’opposition parlementaire ni ceux des partis politiques extraparlementaires ou de la société civile »

A l’occasion d’une conférence de presse tenue mercredi à la sazof à Lomé, le gouvernement togolais représenté par deux ministres a donné sa lecture du relevé de conclusions de la deuxième réunion du Comité de suivi en date du 23 septembre 2018 et des dispositions pertinentes du code électoral concernant la composition de la CENI.

Face à la presse, il y avait, Gilbert Bawara, ministre de la fonction publique, Payadowa Boukpessi, ministre de l’administration territoriale, Christophe Tchao, président du groupe parlementaire UNIR à l’Assemblée, Prof Charles Kondji Agba, président du groupe des sages du parti UNIR au pouvoir, et Réné Kapou, cadre du parti.

Dans cette lecture, la C14 n’est pas éligible à la CENI.

Pour permettre aux lecteurs du site d’information panafricain Africa Full Success de mieux comprendre cette position prise par le gouvernement, sans y ajouter un mot, voici un extrait qui de la liminaire lue par Gilbert Bawara…..

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Rappel du relevé de conclusions de la deuxième réunion du Comité de suivi en date du 23 septembre 2018 et des dispositions pertinentes du code électoral concernant la composition de la CENI.

 Deux points méritent d’être soulignés :

  • Concernant la CENI, il a été reconnu sinon rappelé « le droit et la liberté pour chacune des parties, comme le prévoit du reste la loi, de désigner librement ou de maintenir ses représentants : cinq (05) pour la majorité parlementaire, cinq (05) pour l’opposition parlementaire. En outre, il a été retenu, au titre des six (06) représentants les partis politiques extraparlementaires et la société civile, que chacune des parties concernées, coopte trois (03) conformément au code électoral…»;

 

  • Au titre des chronogrammes, « les parties prenantes ont globalement marqué leur adhésion aux chronogrammes des actions prévues par la feuille de route et devant conduire aux élections du 20 décembre 2018… ».

Concernant la CENI, il convient d’abord de rappeler que toutes les initiatives et décisions de la CEDEAO, notamment les solutions préconisées, sont fondées sur la préservation de l’ordre constitutionnel togolais et des institutions établies et sur le respect des règles et principes de la démocratie et de l’Etat de droit, tels qu’ils sont du reste prévus par les instruments juridiques de la CEDEAO.

Au regard du relevé de conclusions du Comité de suivi et des dispositions du code électoral, la Coalition des 14 partis de l’opposition n’est pas une partie prenante de la CENI et nulle part il ne lui est conféré un droit quelconque de désigner des membres ou représentants à la CENI à la place des composantes et entités qui sont concernées. 

Que la Coalition soit une réalité politique est indéniable. Qu’elle soit un interlocuteur dans le cadre du dialogue et du processus de mise en œuvre des décisions et recommandations de la CEDEAO, c’est également un fait.

Mais nulle part dans les décisions de la CEDEAO, il n’est fait mention ou état de la Coalition des 14 partis de l’opposition. Cette dernière ne peut donc prétendre à une quelconque exclusivité et hégémonie par rapport aux autres partis politiques surtout dans le cadre des élections et des réformes qui intéressent l’ensemble des acteurs politiques et même la société civile et l’ensemble de la société togolaise.

Les décisions, les stratégies et les calculs internes aux partis et regroupements de partis politiques ne sauraient déterminer et prendre le dessus par rapport à la loi et par rapport aux considérations et aux exigences et enjeux d’intérêt national. 

Il ne revient pas à la Coalition de désigner ni les représentants de l’opposition parlementaire ni ceux des partis politiques extraparlementaires ou de la société civile. Donc, l’on ne voit pas en quelle qualité et au nom de quoi, sauf l’esprit hégémonique, de mépris et d’exclusion qui anime ce regroupement, la Coalition devrait prétendre pouvoir et vouloir parler au nom de toute l’opposition, qu’elle est loin de représenter ou des partis politiques parlementaires qu’elle ne saurait représenter. 

Et si l’on devait se fonder sur des critères objectifs, les partis politiques extraparlementaires cooptés par l’opposition parlementaire pour siéger à la CENI  ne sont sûrement pas ceux qui disposent d’un socle et d’une représentativité les plus importants, en se basant par exemple sur les deux ou trois derniers scrutins nationaux! 

C’est dire l’esprit conciliant et l’ouverture manifestés aussi bien par la majorité que par les autres partis politiques qui se réclament de l’opposition.

En définitive, il n’existe pas « sept ou huit représentants de la Coalition à la CENI ».

La Rédaction.

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