Togo : Kodjo Agbéyomé réclame la libération de ses militants atteints de Covid-19

Togo : Kodjo Agbéyomé réclame la libération de ses militants atteints de Covid-19

L’opposant togolais Kodjo Agbéyomé, arrivé 2e à la Présidentielle du 22 février 2020, a appelé vendredi le gouvernement à libérer ses militants atteints de Covid-19 et incarcérés à la prison civile de Lomé, pour être « traités convenablement ».

 

Kodjo Agbéyomé s’exprimait en conférence de presse à son domicile à Lomé, selon le correspondant de l’agence Anadolu sur place.

 

Il a affirmé que 11 des 19 détenus déclarés porteurs de la Covid 19 en début de semaine à la prison civile de Lomé, sont ses militants et membres de « la Dynamique Kpodzro » (Plateforme regroupant plusieurs partis politiques qui a soutenu sa candidature à la présidentielle du 22 février 2020-ndlr) arrêtés le même jour que lui le 21 avril dernier.

 

Accusé d’ « atteinte à la sûreté de l’Etat, publication de fausses informations et déclaration calomnieuses », Kodjo a été libéré 5 jours plus tard et placé sous contrôle judiciaire. Toutefois seize de ses militants ont été gardés en prison et devraient être jugés pour « rébellion ».

 

« Si quelque chose arrivait à nos militants injustement arrêtés et jetés en prison, la dynamique Kpodzro rendra responsable le gouvernement togolais. Parce qu’ils n’étaient pas malades avant leur arrestation », a déclaré, de son côté, Fulbert Atisso, directeur de Campagne de Kodjo Agbéyomé, lors de la même conférence de presse.

 

L’Administration pénitentiaire avait annoncé plus tôt dans la journée de vendredi que tous les détenus testés positifs au Covid-19 seront transférés à la gendarmerie nationale où ils seront traités sous la surveillance des forces de l’ordre pour éviter qu’ils s’enfuient.

 

Cette décision a été prise à la suite de la fuite mardi d’un des premiers détenus transférés au Centre de traitement de référence à Lomé. Il est actuellement recherché.

 

La présence de cas de Covid -19 à la prison civile de Lomé a provoqué un mouvement de mécontentement des détenus mardi derniers qui réclamaient d’être libérés. Le mouvement de contestation a viré en émeute réprimée à coups de gaz lacrymogènes par la garde pénitentiaire.

 

Contactée par Anadolu, l’administration pénitentiaire a assuré que des tests de dépistage seront effectués pour l’ensemble des détenus, ajoutant qu’elle étudiait également la libération éventuelle de près de 1600 détenus de la prison civile de Lomé dont les conditions seront définies par l’autorité de tutelle.

 

Ken LOGO

(avec Anadolu)

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