Togo/Présidentielle 2020: La Société civile pose ses conditions et menace

Togo/Présidentielle 2020: La Société civile pose ses conditions et menace

A l’appel du Front Citoyen Togo debout, la société civile togolaise, appuyée par les leaders de l’opposition extraparlementaire togolaise, a repris timidement les manifestations publiques hier à Lomé pour une totale transparence de la prochaine élection présidentielle.

 

Ils réclament au lieu d’une révision des listes, un recensement pur et simple, une recomposition de la CENI et ses démembrements, et une publication des résultats des élections bureaux de vote par bureau de vote.

 

C’est ce que Prof David Dosseh a indiqué mercredi soir à Bè Kpota au point de chute de cette marche du nouveau départ, partie de Bè Gakpoto peu avant 14h TU.

 

Cette marche est pour Prof Dosseh, coordinateur du Front citoyen Togo Debout, une preuve que désormais, « la Société civile togolaise prend désormais le devant de la lutte ». 

 

 

La dernière fois qu’une marche a eu lieu au Togo, remonte à plus d’un an maintenant. On en était à l’an 2018. Depuis, le gouvernement togolais a empêché toute manifestations dans le pays. La situation s’est renforcée par la modification par voie parlementaire de la loi portant manifestation publique au Togo, rendant plus difficiles les conditions de leurs autorisations.

 

 Cette reprise des marches a été l’occasion pour le front citoyen Togo debout de proclamer la non-violence de sa lutte, le « non-boycott des présidentielles à venir » et  de préciser à nouveau ses exigences sans lesquelles il n’y aura pas d’élections.

 

Prof David Dosseh a menacé de faire appel à une désobéissance civile si le gouvernement ne les écoute pas. David Dosseh

 

 

Plusieurs leaders politiques parmi lesquels des candidats à la prochaine élection présidentielle au Togo ont pris part à cette marche de reconquête de l’espace démocratique et des libertés publiques.

 

Par Ken LOGO

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